Les constats qui fondent l’action "Plan Lecture"

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SOMMAIRE                
un CONSTAT un DIAGNOSTIC le CTL des RÉALISATIONS des RÉSULTATS

LES CONSTATS FAITS EN 2015 (Mis à jour avril 2018)

Les familles
Le taux de pauvreté dans le quartier de la Porte de Vanves atteint 26% (± 11% à Paris) et 48% des familles sont monoparentales (26 % à Paris). Au sein de ces familles monoparentales, plus de 27 % sont en situation de fragilité (± 12% à Paris) [Source : APUR 2014]. Les ouvriers et employés sont surreprésentés, entre 55 et 65% de la population active, par rapport au reste du 14ème arrondissement. Le quartier connaît également un taux élevé de sur occupation des logements, 17% contre 10% dans l’arrondissement [Source : Univ. Saint-Quentin 2018]. L’implication des familles dans la vie des écoles est limitée et pour certaines, ce désintérêt va jusqu’à refuser les propositions d’aides pédagogiques, psychologiques, de santé ou de loisirs. Il a été relevé que nombre de familles laissent leurs enfants seuls dans la rue ou devant des écrans, ce qui contribue à l’émergence de problématiques de « bandes » [Source : Projet de territoire, 2015].

Les établissements scolaires
Dans chaque établissement du réseau, 36% du public accueilli en moyenne est issu de familles relevant de catégories socio – professionnelles moyennes et 32% de familles défavorisées (contre 29 et 20% dans le reste de l’académie). 47% des élèves du collège de secteur sont boursiers. En élémentaire, au terme de chaque année scolaire, le taux moyen de départ des élèves vers une autre école publique, vers le privé (sous ou hors contrat) ou vers l’étranger est supérieur à 10%. Au collège, le taux d’accès 6ème – 3ème est de 61% (attendu 73%). Les équipes enseignantes sont jeunes (39 ans en moyenne contre 42 à Paris) et l’ancienneté moyenne sur les postes est de 4 ans (5 ans en moyenne à Paris). [Sources : Service Statistique Académique].

En élémentaire, les résultats scolaires sont faibles. En français, aux évaluations CE.2 de 2015, le pourcentage de réussite est inférieur à 33% sur les points suivants : orthographe, conjugaison, compréhension de l’implicite, identification des personnages dans un récit. En mathématiques le niveau est alarmant : en CE.2, les points faibles résident dans l’apprentissage des techniques opératoires de la soustraction avec retenue et de la multiplication et l’utilisation à bon escient de la soustraction à l’intérieur de problèmes mathématiques simples. L’écriture chiffrée des nombres allant jusqu’à 1 000 n’est pas entièrement maîtrisée pour plus d’un élève sur deux. [Sources : analyses menées en circonscription].

Au collège, à l’entrée en 6e en 2015, 20 % des élèves ont une fluence inférieure à 100 mots correctement lus par minute (attendu : 135 selon l’étalonnage E.L.FE). Les moyennes observées en mathématique sont en baisse constante au fil des 4 années de collège (12 – 10 – 10,5 – 8). Les moyennes en français sont elles aussi en baisse constante au fil des 4 années de collège (12 – 11- 9 – 9,5) et le taux de réussite au DNB est préoccupant : avec à 55% de réussite en 2015, il est de 17,6 points inférieurs à ceux de l’académie. [Sources : OAPE interne collège].

En 2015, le taux de fréquentation du CDI est inférieur aux attendus avec 100 passages par semaine, malgré l’arrivée d’une nouvelle Professeure documentaliste très impliquée et volontaire, comme en témoigne la fréquentation assidue du club lecture par 20 collégiens réguliers.

Les partenaires du réseau
Inscrites dans le Programme de Réussite Éducative (PRE), les écoles et les associations apportent un soutien renforcé à la fonction parentale, en favorisant la participation des parents à la vie des écoles, à des loisirs culturels et sportifs partagés.

La diversité et la richesse du tissu associatif et sa proximité avec les familles et les établissements scolaires sont notables, ce qui permet un accompagnement qualitatif des jeunes même s’il est relevé que l’offre d’accompagnement scolaire est saturée. [Sources : Projet de territoire, Équipe de Développement Local, mai 2015].

Dans le cadre du PRE, des partenariats autour du décrochage scolaire existent déjà (Centre Socio-culturel Maurice Noguès et Centre Social Didot, Club de prévention Feu Vert). D’autres partenariats culturels existent (association Ludido, théâtre Montfort) ou sont en gestation en lien avec la prochaine sortie de terre du nouveau conservatoire municipal.