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En ce moment, avec nos élèves hispanophones…

Dans le hall du Collège Villon, "el Día de los Muertos" une petite partie du travail réalisé par les élèves avec les enseignantes d’espagnol (table d’offrandes, escape game…)

Une fête pour "el Día de los Muertos"...
Dans ce pays d’Amérique latine, on fête le Jour des morts, les 1er et 2 novembre. On ne fête pas "Halloween" comme aux États Unis. Comme chaque année, à l’approche de l’événement, des habitants de Mexico, la capitale, se déguisent en Catrina, représentation stylisée de la mort, pour venir au secours de la tradition mexicaine et contrer les symboles de l’omniprésente fête d’Halloween à l’américaine. A Mexico, un défilé réunit tous les ans des milliers de personnes.

A l’origine...
La Catrina est née au début du XXe siècle de la main de l’artiste mexicain José Guadalupe Posada. Il la dessinait dans les journaux locaux pour dénoncer les injustices sous Porfirio Diaz, qui gouverna le pays sans partage avant d’être chassé du pouvoir par la révolution de 1910. La Catrina avait été baptisée par José Guadalupe Posada "La calavera garbanzera" (Le squelette vendeur de pois-chiche), en référence aux vendeuses de l’époque qui se donnaient des grands airs et s’habillaient à l’européenne, pour tenter de dissimuler leur origine indigène et modeste. Cette image, reprise par des artistes comme le peintre Diego Rivera, est depuis devenue un des symboles de la culture populaire mexicaine.

Les "offrandes"...
Qu’elles soient modestes ou somptueuses, les offrandes que font les Mexicains à leurs défunts sont toutes disposées sur du papier multicolore, près des portraits des êtres chers disparus et de bouquets de cempasuchil.

"Je mets autant de fleurs que je peux", explique en souriant Ponte, qui forme ensuite à l’aide des pétales un petit chemin du cimetière "jusqu’à la rue" pour que les esprits des défunts puissent retrouver le chemin de leur maison.

Près des fleurs, entre bougies blanches, petites têtes de mort en sucre ou chocolat, on place également le "pain des morts", spongieux et sucré, ainsi que tous les mets que le défunt appréciait de son vivant, qu’il s’agisse de poulet à la sauce de mole (à base notamment de piment, cacao ou chocolat) ou encore de tequila.

Selon les croyances, les pétales de cempasuchil conservent la chaleur du soleil et incarnent le divin. Son nom vient de "cempohualxochitl", signifiant "vingt fleurs" en langue indigène nahuatl. Les Aztèques s’en servaient pour décorer les autels et les sépultures, ainsi que pour enduire le visage des prisonniers avant leur sacrifice, ou encore comme remède contre certaines maladies.